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Témoignage

Vive l’échec ! «C’est un redoublement qui m’a permis de me sentir plus libre»

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En amour, dans le boulot, ou les études, une déception peut sembler impossible à surmonter, avant de nous mener vers une autre voie. Dans ce premier épisode, Joy revient sur un ratage universitaire qui l’a aidé à surmonter son anxiété liée aux études.

«J’avais vraiment besoin d’apprendre à rater.» (Tony Anderson/photomontage Libération/Getty Images)
Publié aujourd'hui à 7h17

Rater un examen, vivre la fin d’une relation amoureuse, ne pas obtenir un poste… Cette semaine, ils et elles racontent comment un échec a pu déboucher sur une opportunité. Aujourd’hui, Joy (1), 37 ans, actrice et réalisatrice.

«Quand j’entame mes études supérieures, j’ai une énorme pression. Je décide, pour me concentrer sur la réussite de mon année, de laisser tomber toutes les activités que je fais en dehors des cours : basket-ball, musique, théâtre… En même temps, je quitte le domicile de mes parents pour m’installer en cité universitaire, et j’ai envie de profiter de la vie parisienne. Comme en dehors des cours, je n’ai aucune soupape pour relâcher la pression, je commence à faire beaucoup la fête. Principalement en semaine, car le week-end, je rentre chez mes parents. Donc je sors de boîte jusqu’à 6 heures du matin, je passe prendre une douche et je repars pour être en cours à 8 heures. J’ai eu une éducation très stricte, c’est une époque où je découvre mon pouvoir de séduction, les rencontres… Avec la pression de la réussite scolaire, faire autant la fête, c’est de l’autosabotage, mais je ne l’analyse pas encore comme cela, à l’époque.

«Forcément, ça bloque à un moment. A la fin de l’année, je n’ai lu que le quart des livres à lire. Mon copain de l’époque, qui suit les mêmes études que moi, me fait réviser les examens et il me dit : ”Mais en fait, tu n’es pas allée en cours ?” Les résultats tombent : je redouble. Je panique, je suis en crise existentielle.

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