Chaque semaine dans «les 400 culs», Agnès Giard, anthropologue rattachée à l’université de Paris-Nanterre, spécialiste du Japon, passe les discours et les pratiques sexuelles contemporaines au crible d’une analyse sceptique et distanciée, nourrie par les dernières recherches en sciences humaines et sociales.
Inaugurée le 12 septembre, l’exposition L’Etoffe des rêves s’est ouverte sur une béance : Marie-Thérèse Chevalier ne faisait pas partie des artistes présents lors du vernissage. L’artiste s’est éteinte fin janvier 2025, à 85 ans, dans une solitude quasi complète. Interviewé au téléphone, Barnabé Mons évoque l’artiste disparue avec ferveur : «Les sexes féminins en tissu, c’est devenu courant. Mais il y a quarante ans, qui en faisait ? Personne. A part Marie-Thérèse…» Le commissaire d’exposition allait lui rendre visite au moins deux fois par mois à l’Ehpad de Lille où elle s’est éteinte. «Elle nous a quittés trop tôt. J’aurais tellement voulu qu’elle voit ses œuvres à la Halle Saint-Pierre…»
«La vie loge dans les plis»
Visuellement accrocheuses, ses œuvres sont bien là - jusqu’au 14 septembre 2026 - et impossibles à rater. Des sexes de femmes en boîte. Des sexes ouverts comme des bouches ardentes, racontant leur histoire d




