«Just setting up my twttr» («Je crée mon compte Twitter»). Ce jour de mars 2006, Jack Dorsey ne se doute certainement pas que, quinze ans plus tard, son premier message inaugurant le réseau social qu’il vient tout juste de fonder, Twitter, se vendrait plus de 2 millions de dollars. Car le premier tweet de l’histoire s’est transformé en un Non-Fungible Token («Jeton non fongible», NFT). Ce dernier renvoie à une sorte de certificat d’authentification qui atteste la propriété de l’acheteur sur les métadonnées de la version originale de l’objet numérique. Les transactions de ce type, majoritairement effectuées par cryptomonnaies (bitcoin, ether…), sont rendues possibles par la blockchain, réseau sécurisé géré par les participants. De fait, un NFT est unique, potentiellement rare. Ce qui ne manque pas d’aguicher collectionneurs, spéculateurs et marques – Nike et Louis Vuitton en tête. Selon un rapport de l’Atelier BNP-Paribas et du site spécialisé NonFungible.com, les montants des transactions augmentent continûment, passant de 63 millions de dollars à 250 millions entre 2019 et 2
Blockchain
Le NFT : ruée vers le nouvel or numérique
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Le marché de biens numériques – photos, vidéos ou véritables œuvres d’art digitales – explose. Attirant collectionneurs, spéculateurs et marques, ce nouvel écosystème technologique chamboule les modes de consommation sur le Net.
La mosaïque intitulée «Everydays : the First 5 000 Days» du crypto-artiste américain Beeple a été vendue pour 69,3 millions de dollars lors d’une enchère orchestrée par Christie’s. (AP)
ParHugo Roux
Publié le 12/03/2021 à 15h55
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