Au bout d’un peu plus d’un an, trois confinements et l’accumulation de statistiques mortifères, on a bien compris : les temps pandémiques ne sont pas très propices à la poilade. A moins que le rire ne soit un besoin «essentiel», comme le prouvent ces milliers de memes qui ont fleuri sur les réseaux sociaux sur les situations cocasses engendrées par l’épidémie de Covid-19. Car le rire, même seul derrière son écran, et bien que ses ressorts soient différents d’une culture à une autre, permet d’évacuer le stress, confirment de nombreuses études en psychologie et neurosciences.
Cette réaction corporelle et communicative, éminemment sociale, est d’ailleurs admise comme une arme antidouleur dont les bienfaits sont désormais promus dans des séminaires de rigolothérapie, écoles de rigologie et autres clubs de yoga du rire. Des concepts fumeux ? Gare à la raillerie hâtive. Depuis une trentaine d’années, dans les hôpitaux pour enfants, les clowns de l’association Le rire médecin invoquent aussi l’humour pour soulager les jeunes patients. Tandis que la Fédérati




