Menu
Libération
Témoignage

Ma vie sans alcool : «Mes anciens compagnons de beuverie m’ont tourné le dos. Socialement, c’est compliqué»

Réservé aux abonnés

La sobriété, ce n’est pas que renoncer à l’alcool. Ils ou elles racontent les raisons qui les ont poussé·es à ne plus boire. Dans notre douzième épisode, Sarah, 37 ans, témoigne de sa dépendance qui a débuté au lycée.

«Je sais que j’ai un problème, mais je continue de croire que ce n’est pas l’alcool en soi, plutôt mon comportement quand j’ai bu», raconte Sarah. (Mimi Van Praagh/ Montage Libération/Getty Images)
Publié le 27/01/2026 à 7h03

Pour ne rater aucun témoignage, aucune histoire, inscrivez-vous à notre nouvelle newsletter «Vécu».

Remiser vins, bière ou spiritueux au placard après quelques semaines arrosées. C’est le propos d’initiatives à l’instar du «Dry July», pour «juillet sec», cousin australien du «Dry January» ou mois sans alcool, lancé en 2008. Elles permettent en effet d’interroger notre rapport à la (sur) consommation de boissons alcoolisées. Mais pour d’autres, parfois en situation de dépendance, la sobriété est un mode de vie salvateur. Dans cet épisode, Sarah, 37 ans, travailleuse sociale, raconte comment l’arrêt de l’alcool l’a obligée à repenser son cercle social.

«En trente-sept ans d’existence, j’ai passé plus de temps à boire qu’à ne pas boire. Je suis abstinente depuis cinq ans. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me demander qui je suis sans cette boisson, sans cette façade, sans ce jeu social. Comment interagir avec les autres ? Qu’est-ce qui me fait rêver ? Il me faut faire le deuil de celle que j’étais sous alcool et de ceux qui m’ont accompagnée dans ma chute.

«Durant mon adolescen

Dans la même rubrique