Pimkie (oui, vous avez bien lu, Pimkie) se met à la vente de vêtements d’occasion au kilo grâce à un partenariat avec Eureka Fripe, grossiste rouennais leader de la seconde main en France. L’enseigne de mode féminine à petits prix expérimente des corners, à la déco nostalgique, dans quatre de ses magasins hexagonaux. Des «coins» qui servent à la marque quinquagénaire, propriété de la famille Mulliez, à refourguer des fringues coréennes et japonaises (du Uniqlo, principalement), déjà portées, pour 30 euros le kilo. La stratégie de Pimkie, exposée au Monde par la responsable du projet au sein du groupe, Quitterie Barennes, serait de montrer la «volonté de réduire l’impact environnemental» de la chaîne nordiste qui cherche là à prouver qu’elle prend enfin le train de la mode éthique. «L’achat d’occasion est perçu comme une modalité de l’achat responsable, analyse l’économiste Philippe Moati, cofondateur de l’Observatoire de la consommation responsable (Obsoco). C’est donc une façon de montrer que les marques ont compris le message, surtout dans le secteur du vêtement, où la mode est souvent synonyme de gaspillage.»
Mode
Habillement: quand le neuf se pique d’occasions
Réservé aux abonnés
A l’instar de Pimkie, Jules ou Kiabi, des enseignes expérimentent la seconde main. Derrière le vernis écolo, elles essayent de tirer profit d’un marché en pleine progression, porté par le succès de Vinted et autres plateformes de ventes entre particuliers.
Le marché de la seconde main est l'occasion pour les enseignes de montrer qu'elles ont compris le reproche de gaspillage souvent fait à la mode. (Catherine Lai/AFP)
Publié le 29/05/2021 à 8h24
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus