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La Fashion Week de New York bannit la fourrure : progrès ou posture ?

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Une victoire pour l’éthique animale, indéniablement, mais aussi une décision qui interroge car dans les faits, le poil de bête est déjà quasi absent des défilés depuis des années.

Des membres de l'association Peta, lors de la Fashion Week de Londres, le 17 février 2022. (Justin Tallis/AFP)
Publié le 12/12/2025 à 18h45

Le Council of Fashion Designers of America (CFDA) a tranché : dès l’édition 2026 (prévue en septembre), la New York Fashion Week ne mettra plus en avant la fourrure animale. Ni sur les podiums, ni dans le Fashion Calendar, ni dans les contenus officiels. Une décision saluée, bien sûr, car difficile à contester publiquement : la fourrure a perdu depuis longtemps son aura glamour pour devenir un marqueur de dissonance éthique.

Steven Kolb, directeur général du CFDA, rappelle d’ailleurs que la fourrure est déjà quasi absente des défilés. Autrement dit : on officialise ce qui se pratiquait déjà. Mais en entérinant cette position, l’organisation veut encourager les créateurs à réfléchir davantage à l’impact de la mode sur les animaux et à s’aligner sur les attentes des consommateurs, qui se détournent de produits associés à la cruauté. L’intention est louable, même si la mode avance souvent plus vite en communication qu’en transformation réelle.

Cette annonce est le résultat d’années de collaboration avec les associations Humane World for Animals et Collective Fashion Justice. Elle s’inscrit dans un mouvement global. En 2021, toutes les marques du groupe Kering ont enfin r

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