Vers 13 ou 14 ans, la première fois qu’on a acheté un string – un truc moche noir à ficelle riquiqui et à motifs asiatisants blancs, provenant d’un magasin basse qualité nommé comme une chanteuse de la Star Ac – on a eu l’outrecuidance de demander à nos copines si c’était confortable. Regards amusés, voire outrés desdites copines, manifestement plus avancées que nous dans la prise en main de leur féminité : «Mais on s’en fout, c’est pas fait pour ça !» Pour les soutien-gorge, il en est allé de même, à force de voir partout des pubs hyper sexy type Aubade ou Wonderbra, on a fini par s’en convaincre : la lingerie, c’était fait pour être jolie, pas pour rendre service aux femmes. Après tout, n’avait-on pas été brainwashée depuis l’enfance avec la phrase «il faut souffrir pour être belle» ? Alors on s’est dépêtrée pendant des années avec des trucs qui grattent, des baleines qui transpercent le tissu et vous rentrent dans la peau, les bretelles qui vous cisaillent la chair des épaules. Quant aux jolis modèles sans armature, ils nous semblaient alors inaccessibles aux poitrines dépassan
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Pour les cinq ans de la pandémie, «Libé» se demande ce que nous avons conservé de nos petites, grandes résolutions et autres usages qui devaient changer notre vie quotidienne. Pour notre troisième épisode : remiser son soutien-gorge au fond de son placard.
De nombreuses femmes ont découvert le plaisir de se passer de soutien-gorge pendant les confinements. (Photomontage Libération/Getty Images)
Publié le 19/02/2025 à 12h11
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