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«Ticaret» ou le temple oublié du hip-hop français ressuscité le temps d’un docu

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Le docu-fiction, diffusé le 24 novembre sur Canal +, plonge dans le bouillonnement créatif des années 80-90. Daniel Fourneuf et Françoise Hautot ont transformé un magasin parisien en incubateur de talents, révélant comment un duo improbable a façonné l’identité du mouvement avant que le temps n’érode leur légende.

Daniel Fourneuf et Françoise Hautot, co-fondateurs du magasin Ticaret. (CAPA PRESSE / BOOM FILMS / CANAL+/Capa presse/ Boom Films / Canal+)
Publié le 24/11/2025 à 11h43

Le 24 novembre, Canal + exhume un pan oublié mais décisif du hip-hop : Ticaret, le premier concept-store européen dédié à cette culture. Installé d’abord à Stalingrad en 1986 puis brièvement aux Halles (Ier arrondissement de Paris), le magasin fut un ovni culturel où affluaient vêtements, vinyles et rêves importés directement de New York. A sa tête, un duo improbable : Daniel Fourneuf, électricien martiniquais originaire de Vitry-sur-Seine, passionné de danse et de musique, et Françoise Hautot, mannequin cabine et créatrice de mode, issue d’un milieu aisé mais contrainte de se débrouiller seule très tôt à cause d’un père violent et coercitif. Dan et Françoise y vendaient Double Goose, Troop, chaînes torsadées ou bananes Vuitton, objets fétiches structurant une identité visuelle naissante, tandis que des graffeurs sérigraphiaient dans l’arrière-boutique des tee-shirts uniques dans l’Hexagone. Pendant dix ans, le binôme façonne l’identité visuelle et sonore du hip-hop parisien.

Ticaret est devenu rapidement un laboratoire de style et un carrefour culturel : graffeurs, danseurs et rappeurs y testent leurs premiers sons dans le studio du sous-sol, sérigraphient des tee-shirts et éch

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