Comme souvent dans l’histoire des conflits armés, la guerre en Ukraine est aussi une guerre des images. Depuis quelques semaines, la désinformation donne du grain à moudre aux journalistes spécialistes de la vérification de données – à l’instar de CheckNews à Libération. Mais la chasse aux fake news est loin d’être réservée aux professionnels : elle anime aussi des internautes lambda, qui se doublent d’autant de cyber-enquêteurs de plus en plus à l’aise avec l’Osint, pour «Open Source Intelligence». L’expression désigne une technique de renseignement qui se fonde sur la collecte d’informations publiques que l’on peut consulter en toute légalité, notamment grâce à des moteurs de recherche spécifiques, à l’aide d’outils de cartographie ou encore grâce aux métadonnées d’une photo.
Fact-checking
Ce n’est pas la première fois que des internautes se saisissent de moyens informatiques pour investiguer. Aux Etats-Unis par exemple, ils ont été nombreux à enquêter sur Luka Rocco Magnotta à la suite de ses vidéos de maltraitance animale, et cela, bien avant que la police ne s’intéresse à son cas et qu’on ne découvre les crimes du «dépeceur de Mo