Chouchouter son chien plutôt qu’un nouveau-né ? Les jeunes entre 18 et 27 ans, eux, ont fait leur choix. Dans un sondage réalisé auprès de 2 000 d’entre eux, tous salariés et propriétaires d’un chat ou d’un chien, on apprend que 67 % de ces jeunes Américains sondés préfèrent avoir un chien plutôt qu’un enfant, relève ce samedi 20 décembre France Info.
Le résultat du sondage, effectué par Vetster Survey, une plateforme vétérinaire en ligne, pour le magazine Fast Company, s’inscrit dans un contexte de décrochage démographique dans la plupart des pays occidentaux, où les jeunes générations cherchent des modes de vie alternatifs et où le mariage et les enfants ne sont plus un gage de réussite sociale. Là, les animaux gagnent une place centrale : ils ne sont plus une extension de la famille, mais la famille elle-même. Selon Fast Company, 48 % des membres de la génération Z interrogés ne voient aucune différence entre leur animal de compagnie et un enfant humain.
Reportage
Une tendance que l’on voit débarquer sur les réseaux sociaux français, où les internautes sont nombreux à raconter leur quotidien de «parent» d’un animal, pointe France Info. On y voit des jeunes femmes porter leurs chiens comme des bébés, en écharpe, et d’autres appeler leurs animaux «mon fils» ou «ma fille».
Face à un tel attachement, le marché du travail s’en trouve même chamboulé. Aux Etats-Unis, exit l’exigence d’un congé parental à la naissance d’un enfant. Désormais, les jeunes demandent plus de flexibilité pour s’occuper de leurs amis à poils. Ainsi, 60 % des propriétaires d’animaux sondés affirment qu’ils quitteraient leur emploi si celui-ci les empêchait de s’occuper de leur animal, et près de 10 % l’ont déjà fait, selon l’enquête.
Les animaux acceptés dans les locaux
«Conscientes que le stress a un impact négatif sur la productivité, les entreprises se tournent vers des politiques favorables aux animaux de compagnie dans le cadre de leur stratégie globale de bien-être des employés», remarque le magazine américain. Désormais, les entreprises proposent des soins de santé gratuits ou à prix réduit pour les animaux, consentent à l’élargissement du télétravail pour que les salariés s’occupent de leur chien, chat ou autre, et 53 % d’entre elles acceptent même que les bêtes viennent dans les locaux, dans une certaine mesure.
«En reconnaissant les animaux de compagnie non seulement comme des compagnons, mais aussi comme des figures centrales dans la vie de nombreux employés, les sociétés […] bénéficient d’une culture d’entreprise beaucoup plus heureuse et plus saine», conclut Fast Company. Une nouvelle normalité qui pourrait bien traverser l’Atlantique.




