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Libération
Reportage

«Tant que je suis sur une piste cyclable, même pas peur !» : la mobilité à vélo des enfants a encore du chemin à faire

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En France, des vélo-écoles organisent des stages d’initiation et de perfectionnement notamment pour les jeunes cyclistes, qui sont seulement 6 % à pédaler au quotidien. «Libé» a suivi une session à Paris.

90 % des enfants vivent dans un foyer avec au moins une voiture, 1 sur 3 l’utilise chaque jour. (Sophie Chivet/Agence VU)
Par
Hugo Taisne
Publié le 19/11/2025 à 11h30

«On voit déjà la tour Eiffel», s’émerveille Lucas (1), 9 ans. Le jeune garçon, perché sur son vélo, scrute les monuments parisiens depuis le quai des Célestins (IVe arrondissement de Paris) lors d’une balade organisée par une vélo-école en ce jeudi matin ensoleillé d’automne, en pleines vacances de la Toussaint. Au départ du port de l’Arsenal, à Bastille (XIIe arrondissement), sept enfants, âgés de 6 à 11 ans, enfilent leurs gilets jaune fluo et enfourchent leurs vélos devant le siège de l’AICV (Animation insertion culture du vélo) – une des 200 associations ayant une vélo-école en France, qui propose des stages d’initiation et de perfectionnement pendant les vacances scolaires.

Ce matin-là, le petit cortège s’élance pour une balade le long des quais de Seine, de Sully-Morland aux Tuileries, avant de remonter les Champs-Elysées par la place de la Concorde. Leur accompagnateur, Sébastien Franvil, responsable de la vélo-école, les suit d’un regard attentif. En moyenne, 7 à 10 élèves participent à chaque session. Le moniteur raconte qu’en trois stages, à raison d’une demi-journée pendant une semaine, certains enfants apprennent à faire du vélo et deviennent capables de rallier la tour Eiffel.

Un enjeu de société majeur

Mais loin des sourires qu’arborent les enfants, se cache un constat plus préoccupant. A croire une récente étude de l’Agence de la transition écologique (Ademe), les plus petits seraient les grands oubliés de la

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