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Témoignage

Tous complexés : «Perdre ses cheveux, c’est la fin de quelque chose et le début d’un autre cycle»

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Ils peuvent naître d’une remarque anodine, et finir par nous gâcher la vie. Pour «Libé», des complexés racontent le regard sur soi avant celui des autres. Dans le quatrième épisode de notre série, Pierre et ses craintes capillaires.

«Je dis à des potes que je ne le vis pas bien et tout le monde relativise : “Non mais ça va, t’es pas chauve !”», raconte Pierre, 35 ans. (ozgurdonmaz/Getty Images)
Publié le 13/11/2025 à 9h08

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C’est une photo de son crâne qui a révélé à Pierre, journaliste de 35 ans, qu’il commençait à perdre ses cheveux. C’était après le confinement, pendant un week-end avec une bande de copains. Après ça, plus rien n’a été pareil et une obsession de plus en plus forte a commencé à s’emparer du jeune homme, qui a trouvé l’été dernier une solution presque miracle pour dépasser sa lubie.

«Il y a cinq ans, sur une photo prise par mon pote, je vois que je perds mes cheveux. Sur le moment, je ne dis rien. J’ai honte et je garde ça pour moi, mais petit à petit, je commence à mettre en place des stratégies pour le cacher, comme d’avoir les cheveux plus longs sur le dessus du crâne. Au début, je ne m’en rends pas compte, c’est inconscient. Plus ça va, plus c’est compliqué. Je mets tout le temps des casquettes, je me mens à moi-même en me disant que j’adore ça. Chez le coiffeur, je demande “ça va ma calvitie ?” mais il n’ose pas me dire. Il dit “ça va” et passe rapidement le miroir derrière ma nuque, comme s’il y avait une omerta sur le sujet. Je vois bien qu’il ne veut pas m’atteindre à travers l’image que je renvoie. Ça parle un peu de la puissance inconsciente que tu mets dans l’homme

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