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Témoignage

Tous complexés : «Quand ma sœur a dit “tout est joli chez toi sauf ton nez”, c’est devenu un sujet»

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Tout aimer chez soi, est-ce seulement possible ? Le miroir grossissant qu’est devenu l’écran du téléphone portable, et l’influence des réseaux sociaux ont tendance à décupler nos complexes. Dans le deuxième épisode de notre série, Isabelle, 65 ans, cache une fêlure plus profonde derrière la bosse de son nez.

Isabelle a été enseignante une partie de sa carrière, ce qui n’a jamais eu d’incidence sur son rapport à ce nez qu’on lui a un jour pointé comme moche. (Chromacome/Getty Images)
Publié le 11/11/2025 à 8h02

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Isabelle, 65 ans, aujourd’hui, retraitée, a été enseignante une partie de sa carrière, ce qui n’a jamais eu d’incidence sur son rapport à ce nez qu’on lui a un jour pointé comme moche. La remarque a créé chez elle un complexe qui a empoisonné son adolescence. D’un non-sujet, il est devenu une obsession qu’elle a finie par évacuer un beau jour presque sans le vouloir. Son nez accepté, c’est une autre fêlure, plus profonde, à laquelle elle a été amenée à se confronter.

«Quand j’étais petite, je n’étais ni belle ni moche, je dirais que j’étais correcte. Un jour vers l’âge de 12 ans, ma sœur dit à quelqu’un devant moi : «Isabelle est jolie mais ce qui ne va pas, c’est son nez.» Elle lance ça sans aucune méchanceté, plutôt de façon factuelle. Au moment où j’entends sa remarque, je tombe des nues car je n’ai jamais spécialement pensé à mon nez avant. C’était même un non-sujet. Je me dis «mince, j’ai un nez moche». C’est vrai qu’il est un peu long, et pas dans les canons de la beauté, car il est très légèrement bossu, mais je ne suis pas Cyrano non plus. A partir de ce moment, je commence à le trouver très laid.

«L’apparence à 13 ans, c‘est important. On commence à s’intéresser aux

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