«I can’t do it !» («je ne peux pas !») lance une jeune femme, joyeuse, sous les regards amusés de ses amies. Elle a la moitié d’une jambe immergée dans un bassin d’eau glacée (entre 4 à 6 °C) et renonce fissa à un bain vivifiant dans de grands éclats de rire. Après une douche à l’eau froide, le groupe de copines pénètre un cabanon cylindrique en bois. A l’intérieur, la chaleur enveloppante – la température avoisine les 75 °C – fait vite suer à grosses gouttes.
Ce vendredi soir de février, on y papote en chuchotant, avec l’impression d’être loin, quelque part en Scandinavie, où transpirer entre quatre planches est une vieille tradition. Pourtant, ce sauna extérieur, mixte et caché des yeux mal intentionnés par un mur végétal, se trouve bien dans Paris, non loin de la gare de Lyon (XIIe arrondissement). Il a ouvert fin janvier sur la terrasse du Ground Control, tiers-lieu culturel dans un ancien centre de tri postal de la SNCF. Il est inspiré par la sauna-mania qui grandit outre-Manche depuis la pandémie.
L’ambition : démocratiser cette activité de détente




