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Face à l’IA, l’industrie touristique mise sur sa bonne intelligence

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Intelligence artificielle (IA) : de la fascination à l'inquiétudedossier
Malgré le recours grandissant à ChatGPT pour planifier un voyage, l’industrie mise sur sa valeur ajoutée, à savoir son expertise et le contact humain.
A Gizeh, devant les pyramides, le 30 avril 2024. (Jewel Samad/AFP)
publié le 13 avril 2025 à 12h34

ChatGPT peut-il rivaliser avec le Routard pour l’organisation d’un voyage ? Philippe Gloaguen, directeur du célèbre ouvrage touristique, ne voit aucune menace sérieuse dans le robot conversationnel accessible au grand public depuis deux ans. Les touristes ont beau être de plus en plus nombreux à s’en remettre aux outils d’IA pour planifier, au pif, un road trip en Australie, les bots génératifs ne peuvent pas, selon lui, arriver à la cheville du leader français des guides touristiques, qui vend toujours 2 à 2,5 millions d’ouvrages chaque année pour 150 titres publiés. «Le métier du Routard est un métier subjectif : on demande à des rédacteurs d’aller dans des restos pour savoir si le cadre est sympathique, pour savoir si dans un hôtel les gens sont souriants et si les lits sont douillets, soutient-il. On va aussi donner tous les petits détails d’une visite, comme une entrée d’un site plus ombragée. Et ça l’IA ne peut pas le dire.»

Philippe Gloaguen a en tête un précédent : au début des années 2000, l’engouement pour Tripadvisor, site collaboratif qui réunit des commentaires de voyageur