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«Terre brûlée...»

«Il n’y a pas de complexe» : la bonne note des karaokés en petit comité

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Inspirées de ce qui se fait en Asie, les salles où l’on chante entre copains et sans public ne cessent de se développer. Un phénomène symbolisé par le succès de KaraFun, entreprise lilloise devenue en vingt ans un mastodonte du secteur.

Au Musikam, en banlieue de Rennes, en décembre. (Louise Quignon/Libération)
Publié le 11/01/2026 à 9h57

Le visage de Christine s’illumine sous les stroboscopes. La soirée débute à peine dans cette pièce intimiste d’à peine 10m². Les paroles du morceau le Premier jour du reste de ta vie d’Etienne Daho défilent à l’écran. Un parmi tant d’autres.

Tous les six mois, Christine et ses anciennes collègues se retrouvent ici, en périphérie de Rennes, dans l’une des douze salles du bar karaoké Musikam. «Chacune chante comme elle aime et comme elle peut, il n’y a pas de complexe», témoigne la jeune retraitée. Un cocon pour profiter d’un moment suspendu entre copines. Un exécutoire pour oublier les tracas du quotidien, micro en main.

Ouvert dans le tumulte de la pandémie de Covid-19, l’établissement offre une prestation de plus en plus répandue en France, calquée sur ce qui se fait au Japon, en Chine ou en Corée du Sud : des salles de karaoké privatives, aussi appelées karaoke box. On en trouve depuis une dizaine d’années à Paris, Lille et plus récemment dans ce bar d’une zone commerciale du sud de la capitale bretonne. Une imposante bâtisse dotée d’un grand parking, construite entre une brasserie et un supermarché Action.

Comme en Asie de l’Est, on y loue des espaces tout équipés lors d’un enterrement de vie de jeune fille, pour l’anniversaire de la petite dernière ou lors d’un teambuilding d’entreprise. Loisir longtemps considéré comme ringard mais pourtant prisé des cadres sup – Emmanuel Macron lui-même poussait souvent la chansonnette lors de ses années à l’EN

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