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Seuls ou en groupe, pour le plaisir ou la performance, en ville comme à la campagne, les Français courent, et ils sont de plus en plus nombreux à le faire. Selon l’Observatoire du running, leur nombre a doublé en vingt-cinq ans : de 6 millions en 2000 à 12,5 millions en 2025. Mais pourquoi court-on vraiment ? Sport accessible, quête intérieure ou nouvelle forme d’obsession ? Aujourd’hui, Jean-Baptiste, 41 ans, fonctionnaire parisien, explique ne pas vouloir tomber dans «l’excès du dépassement de soi» et de la performance, malgré sa passion.
«J’ai toujours été sportif, j’ai fait du basket, du football, du tennis… Mais jamais d’athlétisme. En 2017-2018, j’ai envie d’arrêter de fumer. Je me dis que pour m’aider, je vais commencer à courir. C’est une façon de troquer une addiction pour une autre. Bon, ça n’a pas vraiment marché ! Mais je me mets à




