Votre enfant, concentré sur son bonhomme de neige, est soudain pris d’une soif irrépressible et décide de goûter au corps glacé de son chef-d’œuvre. Ou bien, dans une révélation digne des plus grands startupers, il ouvre un stand de glaces maison, fabriquées avec la neige toute fraîche de votre rue. Et vous, en bon parent, vous vous sentez obligé de goûter pour l’encourager dans son business, même si, honnêtement, vous commencez à douter de l’hygiène de la neige qui recouvre les trottoirs. Alors, on lui dit d’arrêter ou pas ?
Sans doute vaudrait-il mieux, oui. Comme l’explique Pascal Zellner, praticien hospitalier et président de l’Institut de formation et de recherche en médecine de montagne, «la neige, on en a tous mangé petits et on n’en est pas morts, mais même s’il n’y a pas de risque significatif pour la santé des enfants, cela peut provoquer des maux de ventre, voire des diarrhées».
«Une brosse nettoyante»
En tombant, la neige peut capter des polluants atmosphériques, des bactéries, des virus ou encore des résidus chimiques. Un phénomène comparable à celui observé pour l’eau de pluie, dans laquelle les taux de Pfas, dits «polluants éternels», dépassent, à l’échelle du globe, les seuils considérés sans risque pour la santé dans une eau destinée à la consommation, comme l’a montré




