Créé en juillet 2020, au Japon, X-Oasis se présente comme le «premier bordel de l’histoire des métavers». Sur Second Life, bien sûr, il existait déjà des entreprises de sexe tarifé, mais Second Life n’est jamais parvenu à proposer un contenu immersif : le projet d’un monde en 3D n’ayant pas abouti, les utilisateurs en restaient réduits à regarder sur un écran leur avatar bouger comme une marionnette. Lancé par Karin, une «Vtubeuse» érotique, et par Dary, un programmeur, X-Oasis propose des relations tarifées interactives, en réalité virtuelle, dans un environnement spécialement conçu pour stimuler l’illusion d’un contact réel. «Bien que la prostituée ne soit pas dans la même pièce que vous, quand elle vous lèche ou vous caresse, c’est étonnant… La sensation est presque palpable», nous explique la chercheuse Liudmila Bredikhina, spécialisée dans les métavers, qui a fait plusieurs fois l’expérience d’une relation sur X-Oasis. Ses travaux consacrés au «travail du sexe en VR» ouvrent des pistes de réflexion passionnantes sur les développements à venir de
«Les 400 culs»
X-Oasis : un bordel en distanciel
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La maison close en réalité virtuelle offre depuis un an et demi des services sexuels par avatars interposés à ses clients et clientes, en jouant sur des bruitages et les effets de présence.
X-Oasis propose des relations tarifées interactives, en réalité virtuelle, dans un environnement spécialement conçu pour stimuler l’illusion d’un contact réel. (X-Oasis.com)
ParAgnès Giard
Publié le 27/11/2021 à 10h26
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