Sculpture Jean-Louis Nou et Louis Frédéric, BOROBUDUR. Imprimerie nationale Editions, 341 pp., 690 F.
Par quel mystère le Borobudur, plus grand monument en pierre de toutes les îles d'Indonésie, édifié au coeur de Java entre la fin du VIIIe siècle et le milieu du IXe, fut-il abandonné, près d'un siècle après son achèvement, et pour les neuf siècles suivants? Par quels miracles successifs fut-il redécouvert par Sir Stamford Raffles, en 1814; les bas-reliefs de sa «base cachée» retrouvés par l'archéologue hollandais Izjermann en 1885; sa restauration entreprise par Van Erp à partir de 1907... jusqu'à ce qu'enfin sauvé, grâce à l'aide de l'Unesco, l'ensemble soit inauguré par le président de la République d'Indonésie, en 1983? Telles sont les questions que permet de poser la somme associant analyse d'un spécialiste (1) et images récentes d'un photographe, présentant notamment en annexe un document exemplaire: la série de clichés prise entre 1907 et 1911 de la plupart des 1 640 bas-reliefs sculptés ornant les murs du Borobudur, scrupuleusement légendés pour mieux raconter toutes les histoires de ce livre de pierre.
La pyramide aux degrés surbaissés s'élève à environ 30 mètres de hauteur, sa base s'étendant sur 123 mètres de côté. Orientée selon les points cardinaux, chacune des faces est dotée d'une entrée centrale ouvrant un escalier axial. Un grand stûpa la surmonte, monument commémoratif de la mort de Bouddha, dont la forme rappelle une cloche, après une succession de quatre g




