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Mirko Kovac, ligne de faille : ""Le corps transparent""

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Publié le 11/05/1995 à 5h10

Kovac, ligne de faille

Le Corps transparent», six nouvelles du Yougoslave Mirko Kovac, à la frange de la folie et de l'irréalité, avec pour toile de fond la rupture entre Tito et Staline.

Mirko Kovac, LE CORPS TRANSPARENT.

Traduit du serbo-croate par Pascale Delpech. Rivages, 170 pp., 99 F.

Au risque de paraître grossier, allons au plus court: Mirko Kovac est yougoslave, un Slave du Sud, au sens littéral, après tout, on disait comme ça lorsqu'il est né en 1938, à Petrovici, en Herzégovine. Il a passé son en- fance au Monténégro, puis son âge d'homme à Belgrade, et enfin, aujourd'hui que sa ferme opposition au régime de Belgrade le condamne, il vit en Istrie, en Croatie. Un Yougoslave, donc, qui écrit dans la langue de tous ces peuples, le serbo-croate. Les Editions Rivages publièrent voici trois ans le premier texte en français de Kovac, un bref roman écrit en 1971, d'une extrême violence et d'une grande pureté, la Vie de Malvina Trifkovic, étonnamment annonciateur de la guerre civile de ces cinq dernières années.

Le même éditeur propose aujourd'hui le Corps transparent, six nouvelles publiées à Belgrade en 1991. Bien que plus récents que la Vie de Malvina Trifkovic, ces textes ne cherchent pas explicitement d'écho dans les guerres d'aujourd'hui, leurs références historiques, également dramatiques, sont pour la plupart ancrées dans la violence des années d'après guerre, celles de la rupture entre Tito et Staline en 1948.

«Les démons n'existent pas, grand fou!»

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