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Critique

Lyre à Montreuil

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Par anthologies interposées, quatre poètes, Jacques Roubaud, Emmanuel Hocquard, Bernard Chambaz et Marie Etienne, ainsi qu'une kyrielle d'enfants, ont répondu au mot d'ordre du XIe Salon du livre de jeunesse de Montreuil:

Publié le 30/11/1995 à 10h47

Bus de la poésie et «boîtes aux lettres poétiques» à travers le département, dotations aux bibliothèques, lectures-spectacles en soirée: depuis le 15 novembre, et parce que Paul Eluard, poète et communiste, naquit il y a juste cent ans à Saint-Denis, la Seine-Saint-Denis tente de rendre la poésie plus «accessible», littéralement. Y compris le XIe Salon du livre de jeunesse de Montreuil, qui a ouvert ses portes hier sur le mot d'ordre: «Poème, je t'aime». En prélude, une quinzaine de poètes, parmi lesquels Olivier Cadiot, Michel Deguy, Charles Juliet, Bernard Noël, Paul-Louis Rossi et Edoardo Sanguineti, ont tenté dans un colloque de répondre à la question de Jacques Roubaud: «La poésie, ça rime à quoi? La poésie n'est-elle pas ailleurs qu'en la poésie? La poésie contemporaine, pourquoi si difficile?» etc. Et hier matin, malgré la grève des transports, quelques centaines de collégiens du département se sont retrouvés pour un «meeting poétique» où chaque classe présentait et récitait le(s) poète(s) de son choix, Apollinaire et Eluard se taillant la part du lion.

Marie Etienne et Bernard Chambaz assistaient au meeting. Tous deux ont accepté, avec Jacques Roubaud et Emmanuel Hocquard, la proposition d'Henriette Zoughebi, l'âme du Salon de Montreuil, de composer pour les adolescents quatre anthologies de poche de poésie contemporaine. Quatre éditeurs, Gallimard, Flammarion, POL et Actes Sud (qui vient de créer son département Jeunesse, «Actes Sud Junior») ont joué le jeu. «Lire, é

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