Coup de théâtre mercredi dernier 10 janvier, à la réunion du Comité
du Syndicat national de l'édition (SNE). Alors que la réforme des statuts, initiée par le président Serge Eyrolles et soutenue par le Groupe de la Cité, semblait sur le point d'aboutir, celui-ci faisait savoir qu'il se retirait du Syndicat en arguant que «le niveau du débat à l'intérieur du Syndicat n'était pas à la hauteur des enjeux». Cette décision intervient au terme d'un long débat au sein du syndicat sur un projet de réforme des statuts visant notamment à renforcer les pouvoirs exécutifs du bureau et à instituer un système de pondération économique, en vertu duquel le Bureau serait élu par des collèges correspondant à des tranches de chiffres d'affaires: autrement dit, la réforme visait à regrouper les éditeurs selon leur chiffre d'affaires et à répartir les droits de vote selon l'importance de ce chiffre (Hachette et la Cité, qui représentent à eux seuls 60% du chiffre d'affaires, ne devant pas excéder un tiers des voix).
Lancé en juin 1994, ce projet était soutenu par le Groupe de la Cité, pour qui l'égalité devant le vote de tous les adhérents du SNE (ils sont plus de 380) nuit à l'efficacité de l'organisation, mais il rencontra très vite l'opposition de plusieurs éditeurs indépendants, très inquiets du risque de voir les deux groupes prendre, suite à cette réforme, la direction de fait du syndicat. Parmi les autres motifs de désaccord figurait la question de la publicité du livre à la télévision, en




