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Libération

Edition : Rushdie partout.

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Publié le 22/02/1996 à 1h57

C'est par une rencontre avec ses lecteurs à la Fnac-Etoile de Paris,

mercredi après-midi, que Salman Rushdie a terminé sa visite en France, à l'occasion de la traduction de son dernier roman, le Dernier Soupir du Maure. Une visite qui correspondait avec le septième anniversaire de la fatwa de mort lancée contre lui le 14 février 1989 par l'ayatollah Khomeiny après la parution de son roman «blasphématoire», les Versets sataniques. L'écrivain britannique a commencé son séjour le 13 février à Strasbourg, à l'in- vitation du Parlement international des écrivains (PIE), dont il vient d'être réélu président. Reçu par le maire de la ville, Catherine Trautmann, Salman Rushdie présenta le réseau des «villes refuges», constitué depuis deux ans par le PIE, comme «une geste politique» en faveur des écrivains et des artistes en butte à des atteintes à la liberté d'expression.

Apparu dans plusieurs émissions télévisées (Bouillon de culture avec Umberto Eco et Mario Vargas Llosa, et 7 sur 7 avec Bernard-Henri Lévy), l'écrivain en profita pour dire, d'un ton nouveau, que selon lui la fatwa avait à ce jour «échoué», puisqu'il était là pour parler de son nouveau roman. L'escale française venant après une longue tournée en Europe, en Amérique latine, en Australie et aux Etats-Unis, il ajoutait que cela valait la peine de faire le tour de la planète pour faire connaître cette bonne nouvelle. Lundi 19, Salman Rushdie était reçu par Hervé de Charette, le ministre des Affaires étrangères, qui lui «r

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