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Libération

Edition : Le livre sur mesure.

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Publié le 28/03/1996 à 2h11

L'idée est née il y a quatre ans dans un groupe d'études constitué

par plusieurs éditeurs, Gallimard, le Seuil, Minuit, Flammarion, La Découverte, Payot/Rivages, Vrin, Albin Michel, Actes Sud et les éditions du CNRS. Animé par Henri Le More, alors directeur de la gestion éditoriale chez Flammarion, ce groupe se proposait d'étudier les perspectives offertes par l'impression numérique, notamment la machine «Docutech» mise au point par Rank Xerox: un scanner permettant de reproduire un ouvrage en fac-similé et le stocker sur fichier informatique, et une photocopieuse sophistiquée pour sa réimpression à faible tirage, voire à l'unité. Plusieurs éditeurs, notamment de sciences humaines (mais aussi de poésie, de théâtre), s'aperçoivent vite de l'intérêt du procédé, qui permet de reproduire à la demande des livres épuisés. Après une présentation au Salon du livre en 1994, une expérimentation est tentée avec succès avec quelques libraires et bibliothèques. Le projet devient alors une entité juridique, «Le Livre à la carte», S.A. au capital de 250 000 F, dirigée par Henri Le More. En échange d'une prise de participation dans le capital, les éditeurs intéressés peuvent faire reproduire des livres épuisés et des livres de leur fonds en caractères agrandis pour les malvoyants. L'impression numérique va-t-elle modifier en profondeur les pratiques éditoriales? C'est peu probable, mais elle résout le problème des livres épuisés et jamais retirés pour des questions de coût. Cette technologi

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