Pourquoi avoir choisi la science-fiction?
C'est un choix subconscient. La science-fiction me paraissait le genre qui me donnait la plus grande liberté de création, que ce soit au niveau de l'histoire, des personnages ou de la réalité elle-même. Je me suis mis à écrire dans une période de grand bouleversement politique et culturel, pendant laquelle les gens se passionnaient pour le futur. C'était le début des années 60, le boom de l'underground, l'époque de Dune, l'explosion du rock et de la Pop Music, et aussi de la SF et de la BD. Tout est né en même temps. J'étais très influencé par les auteurs de SF que je lisais depuis l'âge de 11 ans, et je venais de découvrir Burroughs, Kerouac, Miller, Mailer. Ces auteurs me semblaient appartenir au même monde, celui qu'on appelait alors la contre-culture. Jack Barron et l'éternité, par exemple, est sous influence directe de Norman Mailer.
Depuis 1988, vous vivez à Paris. Pourquoi?
Pour des raisons positives. Ce n'est pas un exil, même si j'ai eu des problèmes de publication aux USA. J'y connaissais beaucoup de gens et ma femme aime beaucoup cette ville. Je suis arrivé en 1988, initialement pour écrire le Printemps russe, qui se déroulait beaucoup ici. J'avais l'intention d'y séjourner un an. Puis nous avons décidé de rester. L'Europe est beaucoup plus intéressante que les Etats-Unis. Depuis 1989, j'ai beaucoup voyagé dans les pays de l'Est, en Hongrie, Russie, Roumanie. A Moscou, Berlin ou Bucarest, j'ai assisté en direct à des change




