Un groupe de terroristes se réclamant des Brigades vertes investit une station de télé locale à Los Angeles, prend en otages les journalistes et animateurs présents, et menace de tout faire sauter avec des explosifs dopés au plutonium si le gouvernement n'arrête pas son projet de construction, en Californie, de plusieurs usines nucléaires de dessalement de l'eau de mer. Huit jours de suspense crescendo, en grande partie dû au fait que les responsables du réseau auquel appartient la chaîne Klax-TV voient vite le parti qu'ils peuvent tirer de la situation: suicide d'un terroriste devant la caméra, psychodrames plein cadre avec les otages, radio-crochet entre terroristes et téléspectateurs, négociations à l'antenne sanction- nées par des sondages express, bref, l'intégralité du drame en direct et relayé par satellite: de quoi faire exploser l'Audimat, tenir en haleine tout le pays, et s'assurer une juteuse revente des images aux networks concurrents et étrangers. Tel est le scénario du nouveau roman de Norman Spinrad, En direct, parabole apocalyptique sur le bon mariage entre terrorisme et show-biz et les extrémités auxquelles peut conduire une politique sourde à toute considération écologique.
Né en 1940 à New York, Norman Spinrad est l'un de ceux qui, dans les années 60, a contribué au renouvellement de la science-fiction américaine, dans la lignée de Theodore Sturgeon, Philip K.Dick et Frank Herbert. Originaire d'une famille juive d'Europe centrale, il grandit dans le Bronx o




