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Critique

Et voilà le Topor.Dessinateur, écrivain, détestant la nature et la vérité, adorant la pollution , l'industrie atomique , les greffes d'organes, et les bébés éprouvettes, Roland Topor a écrit un roman en jachère et s'interroge sur sa véritable nature. Nous aussi. ROLAND TOPOR,Jachère-party,Julliard, 180 pp., 99 F.

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Publié le 12/09/1996 à 22h24

La véritable nature de Roland Topor est de n'aimer ni la nature ni

la vérité, Roland Topor aime la ville, la quitte peu, ne prend pas l'avion et écrit: «Je fais collection de mensonges mais ce n'est pas vrai.» Il écrit des romans, comme ce dernier, Jachère-party, où il confirme, page 169, 170: «Faire partie de la nature ne me donne aucune raison de l'adorer (...), j'aime la pollution, le béton, l'acier, la bêtise et l'ingéniosité humaine, la destruction de l'environnement naturel, l'industrie atomique, les conserves, la conquête de l'espace, les décharges d'ordures, les manipulations génétiques, les greffes d'organes et les bébés éprouvette.» Mais ça ne prouve rien, c'est un roman, un roman qui commence par cette phrase: «Recroquevillé sous un amas de couvertures, d'oreillers et de draps moites, j'essaie de ma raccrocher à quelque chose de faux», rien ne vaut une bouée factice pour réussir son naufrage. Le livre ne comporte aucune bibliographie de l'auteur, comme si c'était le premier, dans d'autres on peut trouver une liste de trente ouvrages parus, allez savoir: la véritable nature de Roland Topor est de peindre et de dessiner, comme son père.

Roland Topor est né à Paris, en 1938, longtemps ses parents ont été polonais, topor signifie «hache» en polonais, ce qui laisse pantois les amateurs penchés sur sa véritable nature. Son père est un artiste, il est venu en France bien plus tôt, au bénéfice d'une bourse gouvernementale pour étudier la sculpture, il se maria, fit une fill

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