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Interview

«Je n'avance que dans l'obscurité».

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«Ostinato», la musique, la peinture, le cinéma, l'inachèvement: paroles d'un solitaire peu bavard.

Publié le 13/02/1997 à 21h38

Vous avez commencé Ostinato il y a plus de vingt ans. Vous en avez

publié des extraits dans différentes revues. Et puis vous avez dit que ce livre resterait inachevé et même que vous ne le publieriez pas. Pourquoi finalement l'avoir publié?

Pour des raisons essentiellement pratiques. Nombre de fragments ont paru en diverses revues désormais introuvables. On m'a reproché de laisser tout cela dans l'ombre. J'ai donc fini par me résoudre à les réunir en un volume unique, solution qui n'est guère satisfaisante et m'a demandé beaucoup d'efforts. Il m'a fallu faire un choix, tant parmi les textes déjà publiés que parmi les inédits que je voulais y adjoindre et qui n'y trouvaient pas toujours leur place.

Dans quelle proportion?

Disons moitié moitié. Mais après un premier montage, qui s'est révélé plus difficile que prévu, j'ai pris conscience d'un certain déséquilibre de l'ensemble, et j'ai retiré un grand nombre de fragments inédits, qui l'alourdissaient fâcheusement. Tout cela non sans hésitation et remise en cause jusqu'à la dernière heure. La répartition générale s'est trouvée quelque peu modifiée, par suite d'interversions nécessaires, mais d'autant plus malaisées que, faute d'ordinateur, j'ai dû retaper de nombreuses pages à la machine. Auriez-vous pu tout aussi bien ne pas publier Ostinato?

Certes, au cours de ce pénible travail de mise au point, j'en ai eu maintes fois la tentation. Cependant le livre me plaît tel qu'il se présente aujourd'hui, avec sa couverture saumon qui att

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