De toute urgence, comme le fait l'auteur dès l'épigraphe, il faut
définir ce Trou-Madame de titre qu'avec le cul mal tourné on pourrait prendre pour une cochonceté: «(1571, de trou et madame) Ancien jeu d'adresse, consistant à faire rouler treize petites boules sous des arcanes numérotées», la définition semble venir du dictionnaire Robert qui, sans majuscule à «madame», en indique le pluriel, «des trous-madame» (ce qui ne lève pas le soupçon de privauté), et l'agrémente de citations de Molière et de France. Emile Littré, lui, naguère, citait des dames, justement, Sévigné, «ce bonheur me parut comme de donner droit dans le treize d'un trou- madame», et Maintenon, «Elle engagea hier Monsieur, qui languissait dans ma chambre après le dîner retardé par le conseil, à jouer au trou-madame», nous voilà bien attrapés. Le Nouveau Larousse illustré du siècle dernier produit un croquis sans équivoque du dispositif et précise «qu'on cherche à (les) enfiler avec de petites billes d'ivoire». Voilà, c'est dit, maintenant on peut filer à l'autre bout du livre vers cette nouvelle offerte en supplément de programme qui réconcilie avec l'industrie du titre: Une journée dans ma vie d'athlète, ce qui n'est évidemment pas incompatible avec une bonne petite partie de trou-madame.
Et, après tout, puisqu'on y est, on peut commencer par la fin, par la nouvelle, c'est pareil, si on préfère s'essayer dans le petit bain avant de plonger dans la langue de Cendrey, la belle, la forte, de celles qui emport




