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Libération
Reportage

La celte attitude se met à la page

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FESTIVAL INTERCELTIQUE de lorient. Ce week-end, outre les concerts, un salon du livre.

ParHélène Crié-Wiesner
Lorient envoyée spéciale
Publié le 14/08/1998 à 9h20

L'interceltitude du festival breton, depuis vingt-huit ans fondée sur la musique, ose cette année une introduction majeure: la littérature. «Est-ce que ça va marcher à Lorient, y a-t-il un public pour cela?» Les organisateurs de l'Interceltique, dont la fréquentation n'a cessé de croître depuis dix ans (dimanche soir, la barre des 400 000 visiteurs en dix jours sera sans doute franchie), s'interrogent. Leur atout majeur: l'écrivain breton Michel Le Bris, qui a déjà à son actif le succès des «Etonnants voyageurs» de Saint-Malo, célébrant «la littérature du grand dehors», a conçu le nouvel événement lorientais.

Solidement planté dans cet Ouest qui lui a inspiré son Hiver en Bretagne (1) l'homme qui se décrit comme un «vieux menhir» prévient: «Quand je revendique un "ici, c'est tout, sauf une attitude à la serbe. Plus grande est la diversité, plus amusant est le monde à vivre.» Aussi, lorsque le patron du Festival interceltique lui a demandé d'introduire les livres à Lorient, selon une formule qu'il allait devoir inventer, Le Bris s'est marré. «Connaissant mon aversion pour les cultures repliées sur elles-mêmes, si Pichard venait me voir, c'était signe que sa manifestation était sur la bonne voie.»

Non que Le Bris se soit jamais méfié de cette celtitude en vogue par-delà les océans, même si l'extrême droite s'autorise parfois à la revendiquer au nom d'une redoutable «pureté» raciale (concept stupide, les peuples celtes ayant migré comme peu d'autres en Europe!). «La celtitude, ra

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