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Dans les poubelles de Cormac

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Publié le 03/06/1999 à 23h20

Alors que Billy Bob Thornton termine de tourner De si jolis chevaux

aux alentours de San Angelo et Santa Fe, Cormac McCarthy est devenu l'objet de toutes les curiosités à El Paso, et, tel le coyote, une véritable légende urbaine ­ au point qu'il a même dû déménager. L'an dernier, Rafe Greenlee et Mylene Moreno ont tourné un documentaire intitulé Cormac's Trash, interviewant les principaux pèlerins et allumés de l'écrivain, ainsi que Debbie Nathan, une plumitive locale qui a passé deux mois à récupérer et inventorier le contenu des poubelles de son obsession principale. Deux tickets pour Il Postino ou des vieux numéros du New Yorker ne se sont pas prêtés à une Cormacologie en règle (du genre publié dans le Village Voice par l'allumé qui faisait les poubelles de Dylan il y a trente ans), mais la dame n'en reste pas là: elle organise aussi, au profit de la bibli municipale et selon les mêmes règles que les plus fameux Bad Hemingway et Faux Faulkner Writing Contests, un concours du meilleur pastiche du maître, l'annuel Not-Cormac Writing Contest. Dans le genre plus fébrile encore, un peintre-écrivain du nom de Peter Josyph a peint une centaine de tableaux représentant la maison de McCarthy (l'ancienne), dont cinquante seront exposés cet été au troisième «colloque international» sur Cormac qui se tiendra comme chaque année à Louisville, Kentucky, où a brièvement résidé le grand homme.

Lequel se montre intensément désintéressé par tout ça et a partiellement trouvé la parade de sa fa

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