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Libération
Critique

Rêveries d'un promeneur séculaire.

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Vingt ans après «Rock Dreams», Guy Peellaert et Nik Cohn remettent ça avec «Rêves du XXe siècle».

Publié le 16/11/1999 à 1h43, mis à jour le 16/11/1999 à 1h43

L'un ressemble à un vendeur de tuyaux pour turfistes ou à un journaliste sportif de province anglaise, l'autre à un pensionnaire de Shangri-la mâtiné Yoda, pas anachorète pour autant. Leurs relations sont redevenues sensiblement ce qu'elles étaient à l'époque de Rock Dreams, même si la nature du travail a changé. Mais il n'en a pas toujours été de même: «Il était un peu chiant dans les années 80, dit Guy Peellaert de Nik Cohn, quand le cinéma lui avait acheté cet article qui est devenu la Fièvre du samedi soir. Il avait pris la grosse tête. Et puis il y a eu cette affaire de la bagnole retrouvée dans son garage, qui aurait servi de comptoir à toute la coke qui partait pour Studio 54. Bref, il y a eu un temps où, alors qu'il faisait la une de Rolling Stone, son agent et son avocat lui conseillaient au contraire de faire profil bas. Il y a laissé des plumes, il a perdu beaucoup d'argent. Mais je crois aussi que ça lui a fait du bien.» Il a notamment écrit un livre sur Broadway (la Grande Voie blanche) et récemment une formidable exploration de l'Angleterre post-thatchérienne, côté laissés-pour-compte: Yes We Have No.

«Loin dans le délire». Peellaert aussi a eu ses trous d'air, bouffées d'activité. Il y a eu les deux folles années de Théâtre en Allemagne avec Peter Zadek, qui avait eu l'idée de combiner The Game, une bande dessinée que faisait Peellaert pour Hara-Kiri à l'époque, et The Silver Tassie, d'O'Casey. «Ma BD traitait du football américain qui dégénéra

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