Viktor Alexandrov est un physicien, un type qui normalement ne brasse pas des millions. Mais voilà que son pays, la Yakoutie (devenue la République de Sakha en 1990), issue du grand nord de l'ex-Union soviétique, l'envoie aux Etats-Unis, dans le Colorado, négocier avec une grosse entreprise nord-américaine l'exploitation de son sous-sol. Voilà aussi que son interlocuteur, un certain Spencer, lui offre un million de dollars de pot-de-vin pour signer avec lui. Alexandrov refuse. Même quand l'autre double la somme. Il s'en veut d'ailleurs un peu de renoncer à la possibilité de vivre une autre vie, d'en finir avec les fins de mois difficiles et la grisaille du nord sibérien. Mais cette introspection ne dure pas longtemps: Spencer lui a déjà envoyé sa colère à la figure avec cet avertissement: «N'oublie pas d'avoir peur!» Très vite Alexandrov va apprendre que sa fille, étudiante à Yakoutsk, a été enlevée par des inconnus, qu'on a fabriqué une sale légende sur son compte (il aurait quitté le pays avec la somme d'argent qu'on lui a promis), sans oublier qu'un de ses copains, journaliste basé en Alaska et à qui il s'est confié, s'est fait tirer dessus comme un lapin. Et ce n'est que le début des ennuis de Viktor Alexandrov. Sur cette trame agitée, Marc-Alfred Pellerin a écrit un livre étonnant plein de phrases courtes et de détails sur la Yakoutie qui font aussi vrais que s'ils étaient racontés par un Yakoute. Les personnages de son roman noir, le professeur Alexandrov, son beau-frè
Critique
Combien Yakoute?
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Une sale histoire de pot-de-vin à avaler cul sec dans une contrée subpolaire.
Publié le 16/11/2000 à 6h39
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