Les débuts de la Renaissance italienne font un come back. Com-me une sorte de retour aux sources de la peinture? Noël 2000 manifeste en tout cas le désir de revisiter une beauté perdue, fruit d'un art sophistiqué. C'est à la Renaissance, soit entre le début du XVe siècle et la mi-XVIe siècle, que s'élabora le cadre d'une vision et d'une mission de l'art («fenêtre ouverte sur le monde») qui ne se cassèrent qu'au début du XXe, et encore! Véritable digest, un premier ouvrage compile 400 chefs-d'oeuvre, selon la formule pédagogique: une introduction générale sur la
«révolution culturelle» qui s'accomplit en Italie durant la période et des notices accompagnant chaque reproduction, rassemblées par grands foyers artistiques (Florence, l'Ombrie, Milan, Venise, Rome et Naples) (Stock). De l'autre côté du spectre, une livraison étoffe l'exposition «Primitifs italiens», actuellement au musée Jacquemart-André de Paris, la première manifestation qui soit, depuis vingt ans, consacrée à ce sujet (éditions Noesis). Le livre s'attache plus encore qu'à des analyses formelles, à retracer l'histoire de la relation passionnelle, angoissée, érudite entre les tableaux et leurs collectionneurs Nélie Jacquemart et Edouard André. C'est-à-dire, l'histoire du goût. Ce n'est pas si étonnant. Michel Laclotte, ordonnateur de l'ouvrage qui fut il y a longtemps, avant qu'il soit directeur d'Orsay puis président du Grand Louvre, un spécialiste des primitifs italiens et français, n'est-il pas, pour complét




