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Critique

Révo cul dans la Chine rock

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Luxure, musique hard et stupéfiants : deux romans de jeunes Chinoises scandaleuses qui n'ont pas encore franchi chez elles la grande muraille de la censure.

Publié le 26/04/2001 à 0h36

Accrochez-vous: vous êtes en Chine, toujours officiellement communiste et puritaine. Mais les arrière petits enfants de Mao baisent dans les toilettes des boîtes de nuit de Shanghai, se shootent à en mourir, et ont des rêves aux antipodes du petit livre rouge. Cette Chine des années 90, envers du décor de l'ouverture économique et des révoltés de Tienanmen, c'est celle que décrivent deux romancières de la nouvelle génération, Mian Mian et Weihui, dont les livres ont fait scandale à leur sortie, s'attirant les foudres de la censure chinoise et suscitant une polémique sans précédent dans le monde littéraire. Leur traduction quasi simultanée en France bénéficie de ce parfum sulfureux, auquel s'ajoute la rivalité sans merci des deux jeunes et belles Chinoises: un cocktail garantissant le succès.

L'univers dans lequel évoluent les deux héroïnes, Xiao Hong pour Mian Mian, et Coco ­ en hommage à Coco Chanel, «une grande dame française» ­ pour Weihui, est celui de la première génération de Chinois ­ et surtout de Chinoises ­ débarrassée du carcan idéologique maoïste. Nées toutes les deux dans les années 70, Mian Mian et Weihui n'ont pas subi la folie de la révolution culturelle comme leurs parents: elles ont au contraire grandi au son du slogan «enrichissez-vous» de Deng Xiaoping, de l'ouverture sur le monde, de l'arrivée des investisseurs étrangers et des influences occidentales dont le pays avait été coupé pendant plusieurs décennies. Saturées de collectivisme elles cultivent l'ind

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