Menu
Libération

Une légende sans photos.

Réservé aux abonnés

Pourquoi l'édition française fait-elle l'impasse sur l'indispensable iconographie de la version originale et notamment sur la photo de Marie Baray?

Publié le 07/06/2001 à 1h10

Une des joies de lecture de cette biographie Fante est son iconographie: l'édition américaine (Farrar, Straus and Girroux) contient non seulement deux cahiers-photos, mais chaque numéro de chapitre est pour ainsi dire enluminé: caricature, portrait silhouette, photo marquant le temps. On est donc consterné de voir cette traduction nous arriver si dépouillée, sans aucune photo, avec des notes d'auteur sévèrement sabrées (sans en avoir même averti Cooper). On peut comprendre les arguments économiques dans bien des cas, mais ce n'est pas comme si Fante n'était pas une affaire depuis longtemps rentabilisée pour Christian Bourgois. On aurait aussi pu corriger la coquille flagrante p. 377 qui fait de Harry Cohn le patron de la MGM.

On est donc privé de découvrir enfin à quoi ressemblait Marie Baray, le modèle sur qui la Camilla de Demande à la poussière est basée. La photo est extraordinaire, valant à elle seule le prix d'achat, car non seulement Marie a la beauté lourde d'une princesse aztèque, mais elle est en maillot de bain une pièce, en hauts talons, sur une pelouse devant des troènes! Marie Baray était modèle pour artiste et a vécu en ménage avec Fante, mais Camilla doit ses traits les plus dérangés à une autre Mexicaine, Audrey, serveuse au Liberty Bar, sur Spring Street, une survireuse qui fit plusieurs séjours à l'asile de Camarillo.

Rencontré chez lui dans une banlieue proche de l'aéroport de L. A, Cooper explique que cette photo a bien failli devenir un cauchemar, au lieu

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique