Menu
Libération
Critique

Les choses étant ce calecon.

Réservé aux abonnés

Le nouveau roman d'Alain Sevestre ne traite pas l'amour par dessus la jambe.

Publié le 06/09/2001 à 0h44

(256 pages, et non pas 258, vous avez bien lu, 2 puissance 8, la page foliotée 9 est en fait la page 7, tout le monde peut se tromper). Reprenons..(en fait, ce n'est pas pour chicaner, mais un livre de 258 pages, comme il en a l'air, ça nous fait 6 cahiers de 43 pages, on voudrait vous y voir, à plier des feuilles en 43 pages égales, dont l'une, forcément n'aurait pas d'avers, ou de revers, enfin bref). Reprenons, Alain Sevestre.. (si, quand même: voilà un type capable d'expliquer, plus brillamment que nous le ferions, quel doigté nécessite le maniement du verrou des WC, «l'éternel problème de transmission d'un mouvement de rotation à un mouvement de translation», page 19, c'est vrai, ça joue, ça accroche, ou comment, en additionnant les proportions des différents composants d'un tissu de sous-vêtement, on arrive très vite à des 112% vertigineux, inacceptables, ce type, qui visiblement sait compter, laisse inscrire le chiffre 9 sur la page 7 de son livre, comme si personne n'allait le lire jusqu'au bout et découvrir qu'en fait des 258 pages annoncées, divisibles par presque rien, ne sont que 256 comme n'importe quel livre honnête, méritant d'être cousu, mais ne rêvons pas). Le Slip est le cinquième roman d'Alain Sevestre (et en plus c'est imprudent, un tel livre ne peut que se lire jusqu'au bout, on s'amuse, on s'attache, on s'attendrit, ça n'arrête pas), le narrateur s'appelle Alain, comme l'auteur mais il ne s'en vante pas, vaguement dénoncé page 119 dans une réplique de S

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique