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Libération
Critique

Le tour est Jouet.

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Où le chauffeur de poids-lourds Mek-Ouyes fonde sa propre république sur une aire d'autoroute avant d'être défait par les troupes américaines.

Publié le 06/12/2001 à 1h52

Roman-feuilleton, la République de Mek-Ouyes a été diffusé sur France-Culture et sur le site de P.O.L. Mais les aventures de Mek-Ouyes ne sont pas prêtes d'être achevées. Aux 215 épisodes diffusés, Jouet en a ici ajouté 201et annonce une troisième partie.

Ce feuilleton est l'une des pièces centrales du cycle la République, inauguré avec le Directeur du musée des cadeaux des chefs d'...tat de l'étranger (Seuil, 1994). Jacques Jouet y conjugue l'idée de République à celle de fiction (une société ne peut pas vivre sans se raconter) pour imaginer l'histoire d'un ...tat, celui de la République de Mek-Ouyes qui ne compte qu'un habitant, son président.

Pour ceux qui auraient raté le début, rappelons que René Pascale-Sylvestre dit Mek-Ouyes, routier, a décidé de faire sécession. Il a fondé sa République sur l'aire d'autoroute dite La Bouscaille non loin de La Chapelle-Laisance. Une République dont le destin est garanti par une citerne de plusieurs tonnes de tricoruzène défoliant. Hélas, l'expérience va tourner à la déconfiture. Les nombreuses reconnaissances diplomatiques n'empêcheront pas l'intervention des troupes américaines et françaises.

Ensuite vient le moment de l'utopie et cela ne cède en rien à la première partie dans le registre de la fantaisie. Mek-Ouyes, sa femme Thérèse (créatrice du Bordel du Coeur), sa fille Ozalide (conteuse berbère), le cynique inspecteur Mermette dit Perpette, l'escroc John Flandrin et milady Agatha de Wintheuil se retrouvent dans un nouveau monde dit

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