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Une mine de Mann

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Une archiviste berlinoise a localisé à Prague plus de mille documents appartenant à Heinrich Mann.

Publié le 31/10/2002 à 1h36

Berlin correspondance

Pour une archiviste, c'est une sorte de conte de fée. Christina Möller est archiviste à l'académie des Beaux-Arts de Berlin depuis plus de vingt ans et elle vient de découvrir 1 200 lettres, photos et manuscrits de l'écrivain allemand Heinrich Mann. Moins révéré que son frère cadet Thomas Mann, Heinrich Mann, né à Lübeck en 1871, a connu la postérité grâce à son engagement politique et son roman Professor Unrat, immortalisé au cinéma sous le nom de l'Ange bleu avec Marlène Dietrich. La découverte des documents ayant appartenu à l'écrivain allemand avant 1928 est jugée «sensationnelle» par de nombreux germanistes. Le plus cocasse dans l'histoire, c'est que les quinze cartons contenant les précieux écrits n'ont pas été retrouvés au fin fond d'une malle échouée à l'autre bout de la planète. Mais à Prague, dans les archives du Musée de la littérature tchèque, confortablement installées dans le monastère Strahov !

Après la mort de Heinrich Mann en 1950, sa fille Léonie avait légué les archives de son père à l'Académie des Beaux-Arts de Berlin-Est. Comme elle préparait une conférence sur ce fonds au printemps dernier, Christina Möller s'est aperçue qu'il y avait une contradiction entre deux lettres au sujet de l'endroit où les papiers d'Henrich Mann avaient été entreposés au moment de la prise de pouvoir des nazis.

Marié à l'actrice Maria Kanova, surnommé «Mimi», Heinrich Mann, divorcé en 1930, avait laissé sa femme et sa fille dans leur appartement de Munich. E

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