Dans ce livre, toute ressemblance entre les personnages et certaines personnes s'y reconnaissant, ou pouvant y être reconnues par d'autres (après tout, on n'est pas obligé de le lire) relève d'une pure coïncidence organisée par l'auteur, qui, bon prince cite les noms ou les prénoms de la plupart d'entre eux : en vrac et au hasard, Jérôme et Irène Lindon, Antoine et Simone Gallimard, Jean-Luc et Arnaud Lagardère, Jean d'Ormesson, Armand (pas le sculpteur, non, un enfant de l'auteur), Lala (son chat), Vassilis et des douzaines d'autres. Des noms ont été changés pour y être reconnaissables, Christelle Sango, ou Pamédor (la première femme de l'auteur), on comprend bien qu'un livre dédié à un chat présente quelqu'un qui s'appelle Pamédor. D'autres enfin sont désignés par leur qualité : «la mère d'Armand», «ma bien-aimée» (c'est une autre, la mère du petit Tom). Un seul n'est pas cité, celui qui dit «je», le narrateur, on dispose de quelques indices pour l'identifier : il est né le 3 mai 1954, à Paris, il a publié une vingtaine de romans (les titres sont empruntés à l'auteur lui-même, Jean-Marc Roberts), fut un éditeur craint et faiseur de prix au Seuil, puis directeur littéraire du Mercure de France, il dirige aujourd'hui une maison appartenant au Groupe (innommé, mais appartenant aux Lagardère susdits).
Bref, les parages et la parentèle de notre petit monde littéraire ont toutes les clés en main (les portes sont grandes ouvertes) pour s'y trouver en pays de connaissance et juger




