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Libération

Pour Plimpton sonne le glas

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Mort jeudi dernier, le facétieux George Plimpton ne pourra pas honorer de sa présence le cinquantenaire de la «Paris Review».

Publié le 02/10/2003 à 1h13

Une semaine avant de mourir jeudi dernier, George Plimpton se voyait donner un banquet par le club de football de Detroit, pour fêter ses quelques minutes comme meneur de jeu des Lions en 1963. Loin d'être professionnel, il avait 36 ans quand il a accompli cette «cascade» pour Sport Illustrated, qui, plus que toutes les autres, l'ont rendu célèbre. Et trois semaines avant sa mort (d'une crise cardiaque), il était aux Galapagos en compagnie de ses deux jumelles de neuf ans, et Peter Mattiessen, ami d'enfance et cofondateur de The Paris Review, dont Plimpton exerçait la direction depuis 1953 et dont il devait fêter les 50 ans d'existence le mois prochain en présidant un prestigieux dîner au profit de la revue. Jusqu'au bout, Plimpton aura eu une vie amusante et bien remplie. Suffisamment pour qu'un éditeur il y a quelques mois lui fasse une avance de 750 000 dollars pour ses mémoires.

Qu'il n'écrira donc pas ­ apothéose plutôt apte pour un auteur fameux pour ses actes téméraires mais pas toujours reluisants. Plimpton est surtout connu dans son pays comme participatory journalist, montant sur le ring du Stillman's Gym contre le champion lourd-léger Archie Moore en 1953, lançant plusieurs balles contre la crème du base-ball (dont Willie Mays) au cours du match des All Stars de la même année, et décrivant si bien ses frayeurs dans Sports Illustrated qu'il s'attira l'admiration d'Hemingway. Sa «cascade» la plus fameuse reste néanmoins sa courageuse mais piteuse performance comme qu

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