Cela fait des années que Claude Mesplède, ancien technicien d'aviation, devenu un pilier de 813, l'association des amis de la littérature policière, lit, aime ou déteste, puis classe les romans policiers. Il en fait ensuite des chroniques soit pour le site Amazon, ou encore pour «mauvaisgenre.com» (il en faisait aussi pour la revue Polar). A force, cet homme au sourire rassurant a fini par devenir la référence et surtout l'ami de ceux qui font vivre le genre, des éditeurs aux lecteurs en passant par les auteurs. Mesplède habite près de Toulouse, sa ville d'origine, un pavillon, qu'avec Ida, son épouse et complice, il a évidemment peuplé de romans et de DVD. En ce jour gris du mois de mai dernier, quand nous l'avons rencontré, le maître d'oeuvre du Dictionnaire des littératures policières, autrefois coauteur d'un ouvrage sur la Série Noire (1) avait déjà la conscience apaisée. Bien content d'en avoir quasiment terminé avec une tâche immense.
Comment avez-vous eu l'idée de ce dictionnaire ?
J'avais d'abord écrit 80 pages pour Hachette, le projet d'un ouvrage de vulgarisation, avec une définition du roman noir, des renvois à des genres connexes, par exemple le «pulp», et des informations succinctes sur les grands maîtres. Quelque chose que je voulais très grand public. Je me suis dit que ce matériau pouvait devenir la base d'un travail intéressant. De plus, je trouvais les dictionnaires existants incomplets. Les Américains par exemple, ne s'intéressent vraiment qu'aux auteurs américains (seul Simenon trouve parfois grâce à leu




