En exil volontaire au Québec, Maurice Dantec fait à nouveau parler de lui. Connu pour ses prises de position radicales et provocatrices, l'auteur (chez Gallimard) des cyberpolars les Racines du mal et Villa Vortex vient de s'abonner à la newsletter de Bloc identitaire, successeur du groupuscule fascisant dissous Unité radicale (dont se réclame Maxime Brunerie, l'homme qui tenta d'assassiner Jacques Chirac le 14 juillet 2002). Ouvertement islamophobe, l'écrivain a adressé deux e-mails aux membres du Bloc identitaire (habitués, en temps ordinaire, à traquer le groupe de rap Sniper), faisant état de son soutien à leur combat contre «la dissociation de la France, l'islamisation de l'Europe, la dissolution de l'Occident (le vrai)».
Depuis son quartier branché de Montréal, Dantec tente d'argumenter : «Je n'ai adhéré à aucun parti politique. Pourtant, c'est comme si j'étais devenu secrétaire général du parti nazi allemand en 1933.» Tout en faisant état de divergences avec le Bloc identitaire sur certains points de politique internationale, Dantec reconnaît partager ses «valeurs européennes et chrétiennes». Se disant ulcéré par la propagande des médias français et en quête de sources d'information alternatives, il prétend vouloir simplement entamer un dialogue : «Mes idées ne sont pas recoupables dans le champ politique français. Il y aurait eu beaucoup moins de réactions si je m'étais abonné à Rouge.»
Nationalité. L'écrivain, âgé de 42 ans, tergiverse à propos de ses




