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En moto ou en automobile Citroën, les Français investissent la Nouvelle-Zélande.

Publié le 20/01/2005 à 23h49

Histoire méconnue : «Les Anglais ont perdu la Nouvelle-Zélande à la course», au bénéfice des Français. En 1930, le sud du pays est bleu blanc rouge, tandis que le nord, l'île du Nord, est vaguement anglaise. La Nouvelle-Zélande est «un pays étroit : deux côtes furieuses sans continent entre elles». Pourtant, deux des principaux empires coloniaux y ont trouvé assez d'espace pour se disputer le pays. Et au milieu vivent les Maoris.

Le lieutenant Verdier occupe un poste subalterne dans l'espèce de colonie française de Nouvelle-Zélande ; il gère un parc de véhicules militaires. Jeune routard de l'Empire, il est déjà passé par le Maroc colonisé.

Mais les Blancs, les Pakéhas, viennent pour certains en habit noir, et proposent des noms nouveaux aux garçons maoris. Avec des yeux ronds, ils décident tous de s'appeler François, bâclent leur baptême. Titoko est un Maori furieux, dès l'enfance. Il a tout de suite perçu l'incompatibilité coloniale, «ne supporte pas la pression d'être Maori, tout en vivant avec des Pakéhas». Dès lors, il est la pointe de sagaie, lancé parallèlement au lieutenant Verdier, lequel fonce sur sa moto, colon de peu de foi, insouciant, désabusé, très Français. Verdier, Titoko : deux incarnations culturelles, dans une parallèle incertaine ; les deux étant appelés à se trouver, c'est entendu.

Verdier, en sa qualité de militaire spécialisé, reçoit l'ordre de réceptionner puis de conduire un véhicule Citroën, une «stupéfiante coulée d'acier» venue de France. Une voitur

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