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La suite du «Maitron», dictionnaire classique du mouvement ouvrier.

Publié le 23/03/2006 à 20h42

A partir de 1955, Jean Maitron, ancien instituteur devenu universitaire, se lança dans un chantier titanesque : le recensement des militants qui, sous une forme ou une autre, avaient tenté d'améliorer le sort de la classe ouvrière. Divisée en quatre grandes périodes (1789-1864, 1864-1871, 1871-1914, 1914-1939), cette vaste entreprise débouchait sur la publication de 44 volumes. Puis les 110 000 biographies ont été rassemblées dans un CD-Rom, base documentaire de premier ordre. Désormais placé sous la houlette de Claude Pennetier, le Maitron renouvelle et élargit sa formule. Abordant une période fertile en événements, de la Seconde Guerre mondiale à mai 68 en passant par la guerre d'Algérie, il accorde la part belle au mouvement ouvrier (partis politiques, syndicats, coopératives...) ; mais il s'ouvre également à d'autres formes de mobilisation, qu'il s'agisse du féminisme, de la Résistance, des intellectuels ou de l'anticolonialisme. Dans le premier tome, le lecteur trouve ainsi, aux côtés de biographies attendues (René Andrieu, ancien rédacteur en chef de l'Humanité, René Arbeltier, député socialiste) des notices plus insolites sur Henri Alleg, Louis Althusser, Robert Antelme, sans omettre Simone de Beauvoir, la militante féministe Colette Audry, le philosophe grec Kostas Axelos ou l'historien Maurice Agulhon. Les fondamentaux sont respectés. Personnages célèbres et inconnus continuent de voisiner ; les textes, souvent copieux, sont toujours complétés par une bibliographie

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