Même s'ils mènent une double vie, leur nom l'indique, les amphibiens ne vivent et ne meurent qu'une fois. Et, pour certains d'entre eux, ce sera peut-être la dernière, tant, parmi les six mille espèces qui composent leur classe, beaucoup sont menacées. On croit savoir que les amphibiens dominèrent la planète au permien voici deux cent cinquante millions d'années. On trouve en Australie la trace d'un urodèle (salamandre) de quatre mètres de long qu'on affubla du doux nom de Maontodonsaurus. Ces bêtes humides grouillaient tant qu'aujourd'hui encore leur nom ne s'emploie guère qu'au pluriel, amphibiens, et qu'un autre mot, batracien (du grec batrakos, la grenouille), en assure la singularité. Aujourd'hui les amphibiens, réduits à des dimensions moins effrayantes, sont présents, les pôles et la très haute montagne exceptés, partout sur la planète. Amphibiens, donc, comme amphibie, ils ont donc deux vies, l'une aquatique, l'autre terrestre, ce sont des animaux à sang froid, «poïkilothermes», comme on dit. Ils n'ont que la peau sur les os, pas un poil de sec, pas un poil du tout, ni la moindre plume ou écaille, peau poreuse et glandue. Les amphibiens pondent des oeufs par douzaine (sauf les salamandres). Les crapauds ont du venin plein les yeux, d'autres, tels le caméléon qui n'en est pas, se déguisent au gré des camouflages, ou de leur délire d'exhibition. Les crapauds coassent et les tritons sont muets, les uns chantent et dansent leurs épousailles, les autres s'ét
Critique
La saison des anoures
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Amphibiens, amphibiennes, on vous ment!
Publié le 07/12/2006 à 0h24
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