Il faut ouvrir le livre pour apprendre qu'il est construit de nouvelles, tourner deux pages pour savoir que l'auteur a tout juste trente ans, une autre pour lire un extrait opportun de l'Introduction à la vie dévote de saint François de Sales et sur la suivante cet envoi : «A Dieu plutôt qu'à ses saints», avec, comme il se doit, une capitale à Dieu et une initiale subalterne à ses saints. Le corps du livre démontre qu'ils ne méritent pas mieux. De Maximilien Durand, l'éditeur donne une courte biographie qui montre qu'en matière de sainteté, il en connaît un rayon. Couvert de diplômes, spécialisé dans la littérature hagiographique, il enseigne à l'Ecole du Louvre (dont il fut l'élève) l'iconographie chrétienne, l'histoire de l'art paléochrétien et de l'art byzantin. C'est dire que des vies de saints, il ne faut pas lui en conter, Jacques de Voragine peut se lever matin, ce n'est pas lui qui va lui dorer la légende. Maximilien Durand prend la plume pour épousseter les vies de huit saints ou bienheureux. De leur sainteté, ne perdure à la fin de l'envoi que stupidité ou frivolité, qu'orgueil ou masochisme, naïveté ou mystification. Jacques de Voragine a été béatifié, il ne l'a pas volé, Maximilien Durand paraît sur la mauvaise pente, à deux doigts d'être mis à l'Index. Voyez plutôt.
Le livre et l'auteur donnent pour vrais les saints dont ils disent l'histoire. Vrais, c'est-à-dire ayant existé et ayant été canonisés. Avouons qu'une culture mécréante distraite nous av




