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Libération
Critique

Nique la police

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Publié le 03/01/2008 à 1h49

Nicolas Jones-Gorlin a mis cinq ans pour digérer son Rose Bonbon, roman qu'il publia chez Gallimard en 2002 : itinéraire d'un baiseur d'enfants gâté, pédophile qui se racontait à la première personne. Une histoire d'ogre moderne, un peu trash, un peu drôle, pas bien sérieuse, mais qui s'attira les foudres d'associations de protection de l'enfance et même celles d'un autre Nicolas, alors ministre de l'Intérieur.

Le roman en conçut une notoriété éclair, moins due à sa qualité littéraire qu'à ces coups répétés d'antiprojecteur : il fut finalement vendu sous plastique. Cinq ans après, Jones-Gorlin revient avec Mérovée.

«Bourreaux».Un jeune policier, Jean, passe de son patelin mer d'huile à une banlieue bouillante. «Bienvenue à Montvermeil, réserve indienne du monde moderne.» Un guet-apens et quelques casseurs plus tard, Jean voit rouge. «Une chose sombre, en moi, s'est levée. Une boule de haine.» Il rejoint alors une clique de flics qui se prennent pour des Francs : le groupe Mérovée, en référence au roi franc qui donna son nom à la dynastie des Mérovingiens. En fait, des Charles Bronson franchouillards qui, passé les heures de service, enfilent une cagoule et vont faire le ménage - c'est-à-dire exécuter de jeunes hommes, délinquants, arabes, toxicos, parce qu'un «pays sans bourreaux, ça craint». Mais Jean, le jeune flic, est secrètement homosexuel, et il tombe amoureux de l'une des cibles du groupe Mérovée, Rachid.

Ainsi commencent les amours imp

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